Santé Montréal

Des mesures spéciales sont en place afin de venir en aide aux personnes itinérantes durant la période hivernale à Montréal

Le Centre intégré universitaire de santé de services sociaux du Centre-Sud-de-l'Île-de-Montréal, la Ville de Montréal et leurs partenaires communautaires se mobilisent à nouveau cette année pour mettre en place des mesures spéciales pour venir en aide aux personnes en situation d'itinérance au cours de l'hiver dans la métropole. Le plan de mesures hivernales 2016-2017, en vigueur jusqu'au 30 avril 2017, prévoit une série de mesures particulières visant notamment à maintenir une offre de places d'hébergement d'urgence suffisante pour répondre à la demande quotidienne qui augmente en hiver.

« Comme instance responsable de coordonner les actions montréalaises de lutte à l'itinérance, nous nous devons de mettre tout en œuvre pour s'assurer que non seulement les personnes les plus vulnérables aient un endroit où se loger par période de grand froid, mais qu'elles aient aussi accès à un éventail de ressources. Je tiens d'ailleurs à souligner le travail accompli par l'ensemble de nos partenaires qui, par leur leadership et leur engagement, contribuent activement à mettre sur pied des actions concrètes pour améliorer la situation des personnes itinérantes de la région de Montréal », souligne Mme Sonia Bélanger, présidente-directrice générale du CIUSSS.

« Je remercie l'engagement de tous nos partenaires qui unissent leur expertise et leurs ressources pour que la population en situation d'itinérance à Montréal puisse avoir accès à un lit ou un lieu pour se reposer lorsque les nuits hivernales seront particulièrement mordantes. Ce geste de solidarité et de concertation permettra aux hommes et aux femmes les plus vulnérables d'être en sécurité et d'avoir accès, s'ils le souhaitent, à des ressources pour sortir de la rue », déclare M. Denis Coderre, maire de Montréal.

De son côté, Mme Monique Vallée, responsable du développement social et communautaire et de l'itinérance au comité exécutif de la Ville de Montréal, souligne « l'importance d'assurer une vigie quotidienne de l'achalandage des ressources afin de déployer une offre de places adaptée à la demande et aux situations d'urgence. Tout sera mis en place pour qu'aucune personne ne soit contrainte à passer la nuit dehors par grand froid. »

Le SPVM et les équipes de proximité sont également mobilisés durant les période de grand froid afin de rejoindre les usagers isolés et désaffiliés, identifier les personnes à risque et les diriger vers les ressources appropriées.

« Il faut souligner la grande mobilisation des organismes pour apporter un gite pour la nuit aux personnes qui sont à la rue. L'hiver dernier, ceux-ci ont dû offrir un nombre record de plus de 80 000 nuitées, mais leur action va aussi bien au-delà de l'urgence, » insiste Pierre Gaudreau, coordonnateur du Réseau d'aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal (RAPSIM).

Près de 900 places d'hébergement d'urgence pour la période hivernale

722 places d'hébergement d'urgence destinées aux hommes en situation d'itinérance sont disponibles cet hiver, grâce à la collaboration de la Maison du Père, de la Mission Bon Accueil (MBA), de la Mission Old Brewery (OBM), de Projets autochtones du Québec (PAQ) et du Cap St-Barnabé. Ce sont 635 places régulières en refuges auxquelles s'ajoutent 63 places supplémentaires à MBA et 24 places supplémentaires à la Maison du Père pour répondre aux besoins de la période hivernale.

Concernant les places destinées aux femmes, 102 places d'hébergement d'urgence sont réparties entre le Pavillon Patricia-Mackenzie, le Chaînon, La Rue des femmes, Projets autochtones du Québec (PAQ), L'Abri d'espoir de l'Armée du Salut, La Maison Marguerite de Montréal et Passages. Aux 92 places régulières s'ajoutent 10 places supplémentaires à La Rue des femmes de Montréal pour répondre aux besoins de la période hivernale. Le CAP St-Barnabé offre également 16 lits de répit de jour aux femmes qui font du travail du sexe.

De plus, 64 places d'hébergement d'urgence seront accessibles aux jeunes grâce au Refuge des jeunes de Montréal, au Bunker de l'organisme Dans la rue et à En Marge 12-17.

Par ailleurs, le Centre de répit et de dégrisement peut recevoir 8 hommes et 4 femmes en situation d'itinérance exclus des refuges, des ressources d'hébergement ou en situation de crise.

Plusieurs autres mesures mises en place 

Veille quotidienne de l'utilisation des places disponibles :

  • La Ville de Montréal assure une vigie quotidienne de l'achalandage des grands refuges, ce qui permet d'ajuster rapidement le nombre de places à une demande plus grande en hiver.

Service de navette :

  • Une navette opérée par la Mission Old Brewery circule de 14 h 30 à 3 h du matin au centre-ville pour permettre aux personnes itinérantes d'avoir un meilleur accès aux ressources disponibles. La navette accueille également les personnes itinérantes regroupées au métro Bonaventure, à l'heure de la fermeture du métro, afin de les acheminer vers un refuge.

Halte-chaleur :

  • Pour la troisième année, le centre de jour La Mission St-Michael, situé dans l'arrondissement de Ville-Marie, ouvrira ses portes lors des nuits particulièrement froides afin d'offrir chaleur et repos dans son local. La Mission St-Michael dispose de cages permettant d'accueillir jusqu'à trois animaux.

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Source : CIUSSS du Centre-Sud-de-l'Île-de-Montréal

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