Santé Montréal

FAQ - Vaccin VPH

En quoi le vaccin contre le VPH consiste-t-il ?
Le vaccin utilisé dans le cadre du programme de vaccination au Québec protège contre les verrues génitales causées par les types 6 et 11 et les lésions du col de l’utérus causées par les types 16 et 18. Son rôle est de produire des défenses (anticorps) contre ces quatre types de VPH. Il ne peut pas entraîner l’infection par le VPH. Il n’offre pas de protection contre les autres ITS. Il existe un autre vaccin qui protège uniquement contre les types 16 et 18 du VPH. Par contre, ce vaccin n’est pas offert gratuitement.

Le vaccin est-il efficace ?
Si une personne n’est pas déjà infectée par l’un des types de VPH contenus dans le vaccin, la protection contre les types qui causent les cancers du col est de près de 100 % alors que la protection contre les types qui causent les verrues génitales est de 99 %. C’est pourquoi l’administration du vaccin est recommandée avant le début des relations sexuelles. Toutefois, on peut recevoir le vaccin même après le début des activités sexuelles parce qu’il est peu probable d’être infecté par les quatre types de VPH en même temps.

Combien de doses doit-on recevoir ?

  • Le programme de vaccination scolaire consiste en 2 doses en 4ème année du primaire et la troisieme dose en secondaire 3.
  • À l’adolescence ou à l’âge adulte, l’administration de trois doses de vaccin sur une période de six mois est recommandée.

Combien de temps la protection durera-t-elle ?
La protection du vaccin dure plusieurs années. Des études se poursuivent partout dans le monde pour évaluer la protection à long terme. Si nécessaire, une dose de rappel sera administrée plus tard afin que la protection soit maintenue.

Qui peut recevoir le vaccin gratuitement ?
Le programme de vaccination contre le virus du papillome humain (VPH) a débuté en septembre 2008 partout au Québec. Il vise les filles de 4e année du primaire, et un rattrapage en 3e secondaire pour les cinq premières années Il suffit pour le parent de retourner le formulaire de consentement qu’elle recevra de l’école.

Le vaccin comporte-t-il des effets secondaires ?
C’est un vaccin sécuritaire. Son administration entraîne peu d’effets secondaires. Une réaction locale au site de l’injection (douleur, rougeur, sensibilité, gonflement) est l’effet secondaire le plus fréquent. D’autres malaises, comme de la fièvre, un mal de tête, des nausées, des vomissements, des insomnies ou des douleurs aux jointures peuvent aussi se manifester. L’application d’une compresse humide froide au site d’injection
et la prise d’acétaminophène ou d’ibuprofène peuvent soulager ces symptômes.
Les réactions allergiques graves sont très rares. Si une réaction allergique grave devait se produire, elle débuterait dans les minutes qui suivent et la personne qui administre le vaccin peut traiter cette réaction. C’est pourquoi il est recommandé de demeurer sur place au moins quinze minutes après l’administration du vaccin. D’autres réactions plus rares ont été signalées, sans que l’on ait démontré qu’elles avaient été causées par le vaccin.

Ce vaccin remplace-t-il le dépistage du cancer du col de l’utérus ?
Non, car le vaccin ne protège pas contre tous les cancers du col. Le dépistage (test de Pap) est le seul moyen de détecter les cellules anormales dans le col utérin, lesquelles pourraient plus tard évoluer en cancer du col. Le test de Pap
consiste en un examen des organes génitaux internes de la femme. Cet examen n’est pas nécessaire avant le début des relations sexuelles.

Pourquoi les jeunes filles devraient se faire vacciner?

  • Le vaccin est très efficace contre le cancer du col de l’utérus et les condylomes;
  • Comme la majorité des femmes, les jeunes filles risquent d’être exposées au VPH au cours de leur vie;
  • Le vaccin est plus efficace s’il est administré avant le début des relations sexuelles;
  • Les filles de 9 à 14 ans développent une bonne réponse immunitaire suite à la vaccination.

Contenu tiré et adapté de Vaccination contre le virus du papillome humain (VPH) «J’ai entendu parler du VPH», Santé et services sociaux Québec.

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